Étrangère familiarité

Le travail de Pascal Vochelet est nourri de références picturales et de notes personnelles, renvoyant au monde qu’il explore en flâneur attentif. Il peint ainsi des tableaux où il ouvre des espaces narratifs qui viennent à nous comme une mélodie lointaine. L’artiste nous propose alors d’effectuer un travail de déchiffrements qui animent notre mémoire. Délicatement, l’étrangeté de sa peinture nous devient familière. Les différentes techniques de dessin et de peinture utilisées nous guident dans ce sens, par petits bons. Subtilement, de transparence en transparence, nous tirons les fils poétiques de notre relation au monde, de nos dynamiques passées et de leur résonnance actuelle.

Son travail s’articule autour de multiples séries (Familiarités, MonsieurPaul, Punk Attitude, CollagesHistoriques, …) qui ont en commun cette familière étrangeté , comme un point de vue non dénué d’humour sur la complexité de notre monde.

Monsieur Paul / 3 October 2019 – Sunday 6 October 2019 ART MARKET BUDAPEST – 2019

Né en 1973, Pascal Vochelet étudie d’abord l’architecture avant de poursuivre ses études à la faculté d’arts plastiques d’Amiens. Assez régulièrement, il invoque son double, « Monsieur Paul, le rêveur attentif», à travers lequel il trouve une énergie créatrice nouvelle. Son travail est continuellement nourri de références picturales et de notes personnelles qu’il retranscrit dans ses tableaux : des espaces narratifs se construisent, animant notre mémoire, comme le ferait une mélodie lointaine. Délicatement, l’étrangeté de sa peinture nous devient familière ( les différentes techniques utilisées nous guident dans ce sens, par petits bons) et subtilement, de transparence en transparence, nous nous laissons transporter par sa poésie. Geoffroy de Francony

http://www.galeriedefrancony.com/fr/artistes

Portraits

Peindre un visage et s’intéresser à l’individu, avoir l’ambition de le dévoiler, d’être témoin de sa vie intérieure à une époque où des « portraits » peuplent en masse les réseaux sociaux ( là où l’intimité devient marchande à notre insu : reconnaissance faciale, géolocalisation, analyse des données) me questionne. Quel portrait me reste t-il à peindre sans exposer son propriétaire ? Comment échapper à ce système hyper-intrusif ? Dans cette perspective, et alors que j’avais envie de peindre les portraits de mes proches, j’ai collecté sur internet des photos d’individus (que je ne connais pas) ayant des caractéristiques de visages similaires. Et à partir de ces « documents », je recompose un visage qui tend vers cette personne dont je veux réaliser le portrait. C’est ce doute dans la ressemblance qui m’intéresse. Ce moment où le visage de l’autre m’échappe et commence à entrer en furtivité.